Avec ou sans masque

L'arrivée du masque sanitaire, depuis quelques semaines, dans notre quotidien, alimente nos conversations et fait couler beaucoup d'encre. La nécessité de porter ce petit morceau d’étoffe, couvrant la bouche et le nez, servant à filtrer l’air échangé, entre les voies respiratoires et le milieu ambiant, du risque de projections de gouttelettes transportant un virus, afin de protéger autrui et/ou se protéger soi-même, est un nouveau sujet de polémique, source de vives réactions, où chacun va de son avis, de sa vérité personnelle.

Nous conforter dans une opinion ou une autre, ne fait que cristalliser les « pour ou contre » et nous diviser. Ne pas nous sentir concernés, rester indifférents, ne semble pas non plus une juste posture, au moment où pratiquement toute l'humanité est amenée à porter ce masque.

En tant que partie prenante du monde dans lequel nous vivons et de son évolution, nous sommes appelés à chercher plus loin et surtout plus haut. Quelle signification plus profonde, quelle proposition plus subtile, qu'une réaction émotionnelle, peut nous suggérer le port du masque sanitaire au quotidien?

De quel invisible est-il la partie visible?

Ce masque couvre les orifices de nos visages, la bouche et le nez, par lesquels se produit un contact, un échange, entre l'intérieur et l'extérieur de nos organismes. Au moment de le poser sur notre visage, au-delà d'un premier sentiment de contrainte éprouvé par beaucoup, ne sentons-nous pas, intimement, que nous adoptons une posture d'attention, de respect, envers notre entourage et/ou envers nous-mêmes?

Le masque sanitaire, ne serait-il pas la représentation concrète du filtre que nous avons à poser intérieurement, afin de protéger autrui et nous-mêmes, des pollutions mentales, des projections de gouttelettes du liquide émotionnel, que nous recevons et émettons continuellement?

Ce masque ne viendrait-il pas nous rappeler l'attention que nous avons à instaurer dans notre quotidien, en cessant la projection nocive, autour de nous, de nos réactions, pensées critiques, jugements, certitudes, etc... tout en nous protégeant de la pollution que nous laissons nous envahir, lorsque nous ne filtrons pas ce que nous absorbons, médisances, conversations, lectures, films, etc...

Ainsi le masque qui, extérieurement, semble instaurer un frein entre nous, peut-il être symbole d'une régulation entre ce que nous laissons sortir et entrer, telle une sentinelle que nous posterions devant pensées et paroles, afin que n'émane et ne pénètre en nous, que ce qui est bon, pour autrui, pour nous, pour l'Ensemble.

Sentir, lorsque nous posons ce masque sur notre visage, qu'il nous invite à un nouvel état d'Être. Constater qu'il nous pousse à la responsabilité d'instaurer de nouvelles relations entre intérieur et extérieur, dans lesquelles la nocive contagion émotionnelo-mentale puisse être contenue.

Par l'innocuité, en veillant à nos pensées, paroles et actions, en laissant circuler librement le flux du Bon, du Bien et du Vrai, et se répandre uniquement le virus de la Compréhension Aimante, en nous, à travers nous, et entre nous, nous pouvons choisir de participer au déploiement d'un monde de plus justes relations.

Laissons entrer en nous les vibrations les plus lumineuses de l'Être, afin de contribuer à la guérison des relations... avec ou sans masque!

                                                                                           Texte écrit par CHD - ensemencé par un travail de groupe 2020

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Marc et Michelle MATTINA-KÖTTGEN

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