Hmm... tu ne sens pas?!

Lecture symbolique de la perte du goût et de l'odorat

 

Phénomène étrange qu’est la perte du goût et de l’odorat pour des millions de personnes partout dans le monde au travers de la COVID 19. 
Effectivement 80% des gens atteints perdent ces deux sens et ne les récupèrent que très lentement. 

Sur quoi nous renseignent ces deux sens ? 

- Le goût, sur le plan physique nous permet de savourer, puis de décider si on aime ou n’aime pas ce que nous goûtons. Il s’agit du début d’un discernement. Et plus encore, quand on aime, on en reveut ! 
Le goût, psychologiquement nous aide à imaginer, on salive à l’avance du bon que nous invoquons. 
Il nous donne l’envie du meilleur pour soi individuellement dans un premier temps. Puis, en se développant, il se subtilise et nous pouvons avoir le goût pour des idéaux plus élevés, des valeurs impersonnelles et des aspirations de groupes. Le bon pour tous (donc aussi pour soi, faisant parti du tout) !

- L’odorat à son tour, nous permet de nous approcher de ce que le goût nous a déniché de bon. Une fois que nous avons l’odeur dans le nez, nous nous mettons en mouvement pour nous en rapprocher puis fusionner avec. C’est le sens qui intervient dans la sexualité, et qui nous pousse à vouloir se réunir… jusqu’à n’en faire plus qu’un. 
L’odeur, soit nous plait et on cherche à fusionner, soit ne nous plait pas et alors elle nous repousse. 

L’absence momentanée du goût et de l’odorat qui se vit actuellement dans l’humanité peut nous interroger sur une proposition à l’arrière-plan. 


Ne serions-nous pas invités à découvrir de nouveaux goûts et de nouvelles odeurs, autrement dit de nouvelles valeurs, de nouvelles qualités afin de les devenir dans ce monde ? 
Cette agueusie et cette anosmie seraient alors une opportunité pour faire évoluer la société ? 

Souvent nous n’avons plus le goût de l’ancien monde, mais pas encore clairement l’envie du nouveau. La perte de goût se voit dans les maladies telle que la dépression où nous n’avons plus le goût à rien. Dépourvus de l’odorat nous restons sur place, sans savoir où aller, quoi réaliser. On se sent tourner en rond. Alors quid ?

Nous sommes-nous déjà interrogés sur ce qui est BON ? Non seulement pour soi mais pour l’ensemble ? Ne fusionnons-nous pas avec tout et n’importe quoi, sans trop de discernement ? 

C’est comme si notre éducation au goût et à l’odorat pouvait franchir une nouvelle étape : Au lieu de déguster notre individualité à tout va, un nouveau goût commencerait à se proposer – le goût d’ensemble… suffisamment puissant pour que nous ayons envie de le respirer de plus près.  

C’est sûr, qu’au début il peut sembler un peu fade (comme quand on diminue le sel et le sucre) mais avec le temps une palette de nouveaux goûts, d’une richesse infinie s’ouvre à nous. 
Des découvertes encore peu croyables s’ouvrent et le goût de l’autre, au-delà de sa différence peut commencer à dévoiler toute sa richesse. 

Le goût de coopérer, l’envie d’une plus juste relation à l’autre, avec un goût au détachement de la forme qui nous sépare. Imaginer une nouvelle aventure, rendue possible par un lâcher prise au-delà des limitations habituelles, qui crée des ouvertures et des découvertes du monde que nous ne l’avons pas encore osé l’évoquer jusqu’à aujourd’hui. 


Des valeurs du vivre ensemble, de ce qui nous unifie, d’une intégrité collective pourraient alors catalyser nos consciences et nous aider à nous reconnaître dans la même fragrance humaine. 

Car ces idéaux devenus plus réels peuvent stimuler notre odorat ; nous pousser à avancer dans leur direction, pour fusionner et devenir, chacun en soi, un peu plus ces qualités. 
Les humer jusqu’à devenir … véritablement humain. Ne plus sentir de différence entre l’autre et soi. 
Comme une odeur dans laquelle nous baignons et que nous ne ressentons plus car elle est nôtre. 

Au lieu de commenter la multitude de parfums de l’individualisme, tourner notre nez vers l’unité de notre être commun … s’en approcher… puis fusionner et devenir - avant tout humain.  

Cela permettrait de stimuler notre compréhension du monde, au-delà des formes déjà existantes et nous aiderait à utiliser le 6ième sens, la sensibilité mentale (abstraite) pour penser ce qui cherche à se réfléchir dans l’humanité. Une pensée constructive et évolutive pour toute l’humanité.

Alors, après cette remise à zéro des deux sens, le temps ne serait-il pas venu de savourer et de flairer la beauté de l’ensemble ? 

 


 

texte inspiré d'un travail de groupe - écrit par MMK et GEM 

© 2014-2020 

 

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Marc et Michelle MATTINA-KÖTTGEN

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